L’arrêté prescrit notamment à NaphtaChimie de « mettre en sécurité les installations de l’établissement. Les justifications liées aux mesures prises ainsi qu’à leur pertinence et à leur caractère pérenne sont transmises à l’inspection des installations classées ». Le préfet demande également de « réaliser de manière quotidienne une évaluation qualitative et quantitative des produits susceptibles d’être rejetés par les torches 3 et 4 de l’établissement (flux, composition, horaires) sur des périodes représentatives » et de « mettre en place avec l’association de mesure de la qualité de l’air « Air Paca » les prélèvements nécessaires permettant un suivi de la qualité de l’air ambiant autour du site sur la base de prélèvements intégratifs. » 
Une fois de plus Michel Cadot rappelle à l’ordre les industriels de l’étang de Berre. Le préfet la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, préfet des Bouches-du-Rhône a signé mercredi 20 mai, un arrêté préfectoral suite au feu électrique qui s’est déclaré, dimanche 17 mai à 19H42, chez NaphtaChimie basé sur la plateforme pétrochimique de Lavéra (Martigues) et qui a provoqué d’importants dégagements de fumées noires dans l’atmosphère.

En outre, concernant l’impact environnemental et sanitaire, la société NaphtaChimie devra remettre à l’inspection des installations classées une série de données pour évaluer l’incident : « état des lieux concernant le terme source du sinistre : nature et quantité de produits et matières dangereuses concernés par l’incident »; « nature et des quantités de produits, de produits de décomposition ou de dégradation susceptibles d’avoir été émis à l’atmosphère »; « détermination de la ou des zones maximales d’impact au regard des enjeux en présence. »

Un inventaire des conséquences du sinistre, une cellule de suivie.

Enfin, la préfecture souhaite que soit réaliser un « inventaire des enjeux potentiellement exposés aux conséquences du sinistre (habitations, établissements recevant du public, zones naturelles, zones de cultures, jardins potagers, bétails, sources et captage d’eau potable, activités de pêche). »

Par ailleurs précise la préfecture, une cellule de suivie composée de la Dreal, de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Paca, d’Air Paca, du Sdis 13 et de NaphtaChimie est activée à la préfecture des Bouches-du-Rhône depuis lundi afin d’assurer un suivi renforcé de l’impact de cet incident sur l’environnement.

Sure le site de Naphtachimie : « Naphtachimie renouvelle ses excuses pour les perturbations générées. » 
« Lundi 18 mai 19H03 : Les équipes de Naphtachimie avec le soutien des unités de la plateforme de Lavéra se sont mobilisées afin de limiter depuis 18H00 ce jour, les fumées aux torches. Notre priorité a été de réduire l’impact pour les riverains et interrompre l’émission de fumée noires. La remise en état des équipements reste toujours en cours et pourra durer plusieurs jours. Les unités demeurent à l’arrêt, sans risque pour la sécurité ou pour l’environnement Naphtachimie renouvelle ses excuses pour les perturbations générées. La Direction de Naphtachimie.»